Suite à la crise des annulations de vols, le patron de Ryanair renonce à son bonus d’un million d’euros

Suite à la crise des annulations de vols, le patron de Ryanair renonce à son bonus d’un million d’euros



Entreprise

Le patron de Ryanair  a renoncé à son bonus au titre de 2018, qui aurait pu atteindre un million d’euros, en raison de la récente crise des annulations de vols, selon le rapport annuel de la compagnie aérienne.

Dans ce rapport publié lundiMichael O’Leary, la compagnie à bas coûts explique que malgré un bénéfice record lors de l’exercice 2017-2018 clos fin mars, le directeur général a décidé de ne pas toucher le bonus auquel il avait droit.

Ce bonus peut atteindre un an de salaire, soit environ un million d’euros pour M. O’Leary au titre de l’exercice écoulé. En 2016-2017, il avait obtenu un bonus de 950.000 euros.

Le patron de Ryanair conserve par ailleurs son salaire de 1,06 million d’euros ainsi qu’une rémunération en actions pour 1,25 million d’euros.

La compagnie explique que M. O’Leary a renoncé à son bonus en raison du problème de planning de pilotes en septembre 2017 qui a entraîné un grave conflit social et des annulations portant au total sur 20.000 vols.

Cette crise et le malaise social qu’elle a révélé l’ont poussé à négocier un virage à 180 degrés en entamant des négociations avec des syndicats dans plusieurs pays, alors que la compagnie avait toujours refusé de les reconnaître.

Ryanair est parvenu à signer des accords avec plusieurs syndicats, mais les discussions restent difficiles dans plusieurs pays.

La compagnie a affronté la semaine dernière une grève sans précédent de la part de son personnel de cabine dans quatre pays européens, à laquelle s’est ajouté un mouvement de la part de pilotes irlandais.

Le groupe n’a cessé de fustiger ces mouvements sociaux et a averti qu’ils pourraient l’obliger à supprimer des vols et des emplois, avant de mettre sa menace à exécution. Il a ainsi annoncé la semaine dernière qu’il réduisait le nombre de ses vols au départ de Dublin pour l’hiver 2018 prévenant que jusqu’à 300 emplois, 100 de pilotes et 200 de personnels de cabine, étaient en jeu.


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